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 LA NOSTALGIE DES ANGES est un bouquin subtile et magnifique sur une enfant massacrée par un pédophile obsessionnel qui, des limbes, essaie d'avertir ses proches des agissements de son bourreau tout en étant témoin de la déchéance de ses parents...Pas gai. Ayant pour souvenir le superbe HEAVENLY CREATURES (avec Kate Winslet) autre noirceur onirique au féminin de Jackson, les réjouissances de ce LOVELY BONES se faisaient attendre fébrilement. Fidèle au récit original, le film se veut tout aussi subtile. Pourtant tout n'est pas réussi. Avec cette sylisation en montage parallèle lourde en symboliques tout le long des longues 2H10, la subtilité cède le pas à la pachidermie à la moitié du long...Sans oublier d'évidentes fautes de goût esthétiques lorsque Jackson ouvre les portes de sa représentation des limbes. Pourtant les scènes de "rêveries" avec son psychopathe sont des modèles de suspense tendu et malsain, à la limite du supportable. En rendant souvent hommage à Hitchcock, le réalisateur tente aussi de rattraper le coup. Parfois ça marche parfaitement, d'autres fois, pas du tout. On va donc dire que ce LOVELY BONES est le premier véritable semi-échec du Néo-Zélandais barbu, en attendant sa coopération sur TINTIN avec Spielberg (en performance-capture, ça commence à saoûler ça aussi), mais surtout son TEMERAIRE et ses guerres napoléoniennes vécues par un héros à dos de dragon !!! |
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 Joe Johnston (CHERIE J'AI RETRECI LES GOSSES, JUMANJI, JURASSIC PARK 3...) est un artisan hollywoodien sûr, de celui qui connaît la machine spectacle sur le bout des doigts en tant qu'ex-assistant à Spielberg et Lucas. Ce n'est pas non plus le cinéaste le plus fin, mais peut se révéler esthète quand il a le temps (le très beau HIDALGO). WOLFMAN est le résultat d'un travail sûr, loin du foutage de gueule attendu par ceux qui considèrent le cinéaste comme un "yes-man" de plus. A quelques incohérences près (un coup la morsure de la bête est à gauche, un coup à droite), WOLFMAN se suit avec vrai plaisir. Evidemment, nous sommes loin du chef-d'oeuvre original (tout est relatif), mais cet hommage noir-ébène et rouge sang est une merveille de fureur latente, de haines enfouies, de peurs enfantines en grande partie grâce à sa plastique de rêve. Massacré par les studio (le film devait durer 2H05 à la base, au lieu de 1H36, faites le calcul), WOLFMAN fait aussi donc partie de ces chefs-d'oeuvre en puissance que la machine fric a sacrifié et remonté pr-ci par-là (souvenez-vous LE 13è GUERRIER...) pour coller à un public qu'elle semble considérer comme idiot...Pourtant Johnston s'en sort avec les honneurs et ose se lâcher dans le gore total à toutes les attaques de sa magnifique bête. Le côté whodunit du scénario n'est finalement qu'un prétexte à déverser les frustrations et les cicatrices de l'âme de ses protagonistes torturés...Et ça, c'est la véritable et authentique force du film. |
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 Inspiré directement de la version originale, ce "Wolfman" ne restera pas dans les annales pour son originalité ou ses dialogues. Fidèle, peut-être, à l'esprit du premier, "Wolfman" a le gros défaut d'emmener le spectateur dans un scénario téléphoné. La bébête responsable de la malédiction du héros, Lawrence Talbot, est démasquée très rapidement. On devine assez vite qui se cache derrière le loup-garou qui hante les nuits de pleine lune du village de Blackmoore. Un peu trop gore à mon goût, ce film aurait mérité plus d'effets de surprise et de rebondissements qui aurait sûrement mieux servi l'histoire que l'hémoglobine. Benicio del Toro n'est pas spécialement renversant dans son rôle; Anthony Hopkins joue là encore un rôle peu flatteur mais cela lui va bien.
La réussite du film: un loup-garou humanisé mais réaliste surtout dans sa transformation...mais sans en faire trop. L'ambiance sombre est propice aux clichés mais on passe car les décors sont particulièrement bien travaillés et l'atmosphère ainsi que l'époque fidèlement restitués. Bref, ce n'est certainement pas le meilleur film de loup-garou qui existe même si les amateurs du genre y trouveront sûrement leur compte. En tout cas, n'y allez pas pour l'intrigue, pauvre en suspense et en profondeur, mais plutôt pour le travail de stylisation de ce "Wolfman" version 2010 |
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