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La presse payante française doit relever un
nouveau défi : la concurrence des journaux gratuits.
- Le leader de la presse gratuite française
- Comareg* - est présent dans 155 villes
à travers le titre Bonjour, qui diffuse
les petites annonces et les publicités des annonceurs
locaux.
La société réalise un chiffre d'affaires
de 350 millions d'euros (2000), avec 3000 collaborateurs.
Chaque semaine, 23 millions de français lisent
au moins un support de la presse gratuite ; 73% sont
intéressés par les petites annonces.
- Sur un autre créneau de la presse gratuite,
les groupes scandinaves - Metro (Suède) et
Schibsted (Norvège) - ont fait une percée
remarquée.
Metro, après une expérience réussie
à Prague, Philadelphie, Rome, Stocholm... arrive
à Paris (il ne peut distribuer son journal dans
le métro, car seul " A nous Paris "
a obtenu en 1999 et pour sept ans, l'exclusivité
de cette distribution).
Le groupe a prouvé l'efficacité de sa
recette - des informations généralistes,
brèves, parfaitement apolitiques, s'appuyant
essentiellement sur les dépêches AFP. Les
antagonistes de la presse gratuite craignent que cette
irruption ne déstabilise plus encore la presse
payante, en ponctionnant le budget des annonceurs. A
l'opposé, d'autres affirment qu'il y a complémentarité
et non concurrence entre ces deux types de presse.
* Comareg : à l'automne 2002,
cette société éditrice du titre
Bonjour, a été vendue par Vivendi Universal
à Socpresse - société éditrice
du Figaro et dont le principal actionnaire est le groupe
Dassault Communication
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