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Des taux de crédits favorables aux emprunteurs !

Les taux de crédit immobilier sont au plus bas. 1,45% en moyenne selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Et ce depuis plusieurs mois, voire années car 2017 avait été très favorable aux emprunteurs ainsi que 2016.

Alors, quand on a souscrit un crédit immobilier il y a quelques années avec un taux immobilier plus élevé, on peut souhaiter légitimement baisser le coût de son crédit à l’aide d’une renégociation avec la banque qui a octroyé le prêt, ou en sollicitant d’autres établissements bancaires.

En effet, si l’on regarde par exemple le mois de février 2014, les taux fixes du marché pouvaient alors être de l’ordre de 3,45% sur 20 ans. En février 2012, de 4,25% sur la même durée !

 

A partir de quand renégocier ou faire racheter son crédit immobilier ?

Pour être sûr de faire des économies, certains critères sont à respecter : il faut ainsi un différentiel de taux de 0,80% à 1% entre le taux auquel on a emprunté et le taux auquel on peut prétendre actuellement (même si selon les crédits, ce chiffre peut varier).

Ensuite, mieux vaut bien choisir le moment de la renégociation. Divisez par 3 la durée du remboursement : vous devez idéalement vous situer dans le premier tiers ou au tout début du deuxième de la durée résiduelle.

Enfin, le capital restant dû doit être au moins de 70 000€.

Pour entamer la renégociation de votre prêt, rendez-vous auprès de la banque qui a octroyé le crédit. Mais pour obtenir davantage de possibilités, renégocier en effectuant un rachat de crédit immobilier peut être intéressant. Il faut bien veiller à ce que les critères ci-dessus soient respectés car le rachat de prêt immobilier implique des frais, notamment des IRA ou Indemnités de Remboursement Anticipé (limités à 6 mois maximum d’intérêts, 3% du CRD ou capital restant dû).

Pour réaliser des économies, on peut commencer par utiliser un comparateur de crédits immobiliers en ligne. Ce qui permet de donner une première idée du taux auquel on peut prétendre.

Pour être accompagné au mieux dans une renégociation, un courtier en crédit immobilier peut également être un atout. En effet, cet expert vous fait gagner du temps car avec son expertise, inutile de faire un tour des banques chronophage. Sa mission est en effet d’obtenir pour ses clients le meilleur taux et les meilleures conditions de prêt immobilier. Et quitte à faire racheter son prêt immobilier, pourquoi ne pas profiter par la même occasion de la délégation d’assurance de prêt ? Avec les assurances de prêt externes, il est aujourd’hui possible de souscrire un contrat au meilleur tarif et avec les couvertures adaptées… Ce qui permet d’optimiser le coût global.

 

Ne pas confondre rachat de crédit immobilier avec rachat de crédit

Ces deux expressions peuvent prêter à confusion mais désignent deux opérations différentes.

Dans un rachat de crédit immobilier, un emprunteur cherche à réaliser des économies lorsque les taux sont à la baisse et qu’une renégociation peut être intéressante.

Le rachat de crédit quant à lui vise un regroupement de prêts, il est utilisé lorsqu’un emprunteur a souscrit plusieurs crédits et que les différentes mensualités finissent par peser dans son budget, entamant son reste à vivre.

Un rachat de crédit permet de regrouper ces prêts en un seul : à l’issue de l’opération, l’emprunteur n’a plus qu’un seul prêt à rembourser à taux unique, auprès d’un seul créancier, à travers une mensualité d’un montant plus bas que l’ensemble des précédentes échéances. Le reste à vivre dégagé est donc plus important, et le taux d’endettement baisse également, mécaniquement. Ce qui permet de retrouver une respiration dans son budget.

Il est à noter que l’opération a un coût final plus important, la durée de remboursement étant notamment allongée dans le but de permettre des mensualités plus basses.

Enfin, il est tout à fait possible d’inclure un prêt immobilier dans un rachat de crédit, qui peut regrouper par ailleurs tous les crédits à la consommation (prêt auto, crédit conso, prêt personnel, LOA), un découvert, et peut inclure des dettes (loyer impayé, arriéré d’impôt…).

Si la part du crédit immobilier dans le rachat de crédit représente moins de 60%, il s’agira alors d’un rachat de crédits consommation, les règles et taux du crédit à la consommation s’appliquant.

Si la part du crédit immobilier représente plus de 60% du montant total du refinancement, c’est alors le taux de crédit immobilier du rachat de prêts qui s’applique, un taux plus bas que dans le cas d’un rachat de crédit conso.